Saturday, July 12, 2014

5 Genre-Defining Games Forgotten by History

An interesting video talking about genre-defining games. I wrote one of them, Alpha Waves, as described in an earlier article.




The video author does not seem to like the gameplay of Alpha Waves very much. But some people did love it. Just last year, a computer museum in Nice had Alpha Waves running on an Atari ST, and I remember being amazed to see young kids play with it for extended periods of time.

Thursday, April 10, 2014

Un jour normal à Paris

Je me suis amusé à prendre quelques photos en une seule journée à Paris. Rien que de très normal pour le citoyen moderne, vous me direz. Mais personnellement, je trouve ça un tout petit peu consternant. Il n'y a rien qui élève l'âme dans ces photos. Elles font appel à nos plus bas instincts, voire les donnent en modèle et en exemple.

Toutes ces photos sont parfaitement publiques, on les voit dans le métro ou sur les kiosques à journaux. Un enfant de cinq ans ou un pré-adolescent de 12 ans qui prendra le métro ou se promènera dans Paris y sera exposé continuellement, que ses parents le veuillent ou non. Je trouve ça terrifiant. Et même aux adultes, je ne suis pas sûr que cela fasse un bien fou, de voir ça à longueur de journée, jour après jour.

Est-ce là l'apogée de notre civilisation, ce que nous appelons "progrès" en boucle sur les média? L'eau est elle assez chaude, petite grenouille?

Les messages humoristiques

Certaines photos se veulent humoristiques, et en profitent pour démolir en douce telle ou telle valeur.
Double sens, jeu de mot, kolossalle finesse. S'envoyer en l'air en quelques secondes, c'est bien.
L'homme est un loup pour la femme, surtout si la jupe est assez courte. C'est beau, la drague…
Le voyeurisme, vous n'avez pas encore essayé? Quel dommage!
Quitter Paul, c'est fait (salauds de mecs). Reste à vendre l'appart… Les séparations, c'est tellement cool!

Les didactiques

D'autres photos ne prennent pas la peine de faire de l'humour, ou si peu, mais présentent comme des évidences les diktats du nouvel ordre amoral:
Apprendre à devenir gigolo, c'est tellement rigolo que c'est "jouissif"
La goinfrerie, la nouvelle façon de "cultiver son équilibre"…
Effectivement, j'aimerais autant que l'avenir de mes enfants ne se résume pas au Sida…
Ne soyez plus jalouse, achetez. Un vrai idéal de vie!
Alice et Matt, en koople depuis 2 ans! "On va l'écrire dans le journal", comme disait mon cher papa…

Le porno soft et chic

Enfin, rien ne fait autant vendre ou passer un message que de montrer de jolies femmes en tenue la plus légère possible…
Je n'ai pas très bien compris ce qui était "implicite" dans cette photo…
Super amoureuses? Elle vont se marier alors?
C'est drôlement beau, cette affiche… On a tout de suite envie d'y aller!

Contre la religion chrétienne, tout est bon

Évidemment, l'opposition philosophique principale à tous ces nouvelles "libertés" vient de la religion chrétienne, donc il faut la combattre par tous les moyens…

La religion, ça continue de fasciner. Faisons en des histoires, ravivons tous les vieux mythes…
La Bible, cette éternelle incomprise, heureusement qu'il y a des journalistes pour nous dire la Vérité
Et si un publicitaire est en panne d'idée, il pourra toujours détourner les symboles chrétiens, ça plaît toujours
Mais au final, la seule vrai question qui compte, c'est comment se passer de Dieu.
Pas neuf comme question, cf Genèse, chapitre 1.

Friday, April 4, 2014

Le scandale Brendan Eich, où la "gaystapo" montre son vrai visage

Brendan Eich est l'inventeur de JavaScript et un des fondateurs de Mozilla. Autant dire que 90% des sites web sur Internet fonctionnent grâce à quelque chose qu'il a inventé. Cela n'aura pas suffi à le protéger d'une cabale insupportable lancée par une horrible police de la pensée et du gaiment correct. Cela lui aura coûté son poste de CEO de Mozilla en à peine onze jours.
Nous avons laissé cette "gaystapo" s'installer petit à petit, eux qui se présentaient en victimes, et qui montrent maintenant leurs vilains visages de bourreaux à la première occasion. Eh oui, petite grenouille, l'eau bout déjà et tu n'as pas fait attention, paf t'es morte!

Vilipendé pour un petit don? Non: pour une opinion

À l'origine de la cabale, un don réalisé en 2008 pour supporter la "Proposition 8", qui voulait faire ajouter à la constitution Californienne que seul le mariage d'un homme et d'une femme est légal. Pourquoi la constitution? Parce qu'une loi passée en 2000, la Proposition 22, adoptée à 61% des votes, avait été déclarée anti-constitutionnelle par la Cour Suprême de Californie, et qu'il fallait donc amender la constitution pour pouvoir adopter à nouveau une telle loi.
Aujourd'hui, le Los Angeles Times peut écrire sans rire que cette proposition était "odieuse". Ce que je trouve odieux, ce sont les arguments du Los Angeles Times. L'article mentionne bien la décision de la Cour Suprême, mais oublie de mentionner le coté anti-démocratique d'annuler une loi votée très largement. L'article du LA Times se plaint que campagne publicitaire aurait osé parler de l'effet sur les enfants, ou osé montrer des enfants de couple homosexuels qui demandaient d'où ils venaient.
Brendan Eich avait le droit d'avoir une opinion et d'être en faveur de la Proposition 8. Ce n'est pas le don qu'on a visé, d'ailleurs modeste. C'est l'opinion qu'on a attaqué.
La paille, prétendre que la Proposition 8 était odieuse, cache la poutre, à savoir le coté infiniment plus odieux de lyncher publiquement quelqu'un pour des idées exprimées il y six ans!

Brendan Eich n'imposait pas ses opinions, sans les renier

Je trouve Brendan Eich remarquable pour ne s'être jamais excusé de ses opinions. Ce n'est pas qu'on ne lui demande pas (voir "stopped short of apologising" dans l'article). Il n'a jamais vraiment ouvertement fait état de son opinion ni cherché à les imposer à Mozilla. Ce n'est pas lui qui a annoncé avoir fait un don, c'est le Los Angeles Times, quatre ans après les faits.
Mais Brendan Eich n'a pas non plus nié ce don, et ne s'en est pas excusé. Pourquoi aurait-il dû? Il a contribué $1000 à une campagne qui a levé $39M… Personnellement, je suis plus choqué par les $44M donnés pour permettre à deux hommes d'acheter gaiement des enfants, mais bon, je suis vieux jeu.

Mozilla perd un excellent collaborateur et CEO

La première question qu'on devrait se poser, ce n'est pas à quelle association Brendan Eich a donné de l'argent il y a six ans. C'est: est-ce que Brendan Eich était un bon choix comme CEO?
Rappelons qu'il s'agit d'un des co-fondateurs du groupe, d'un des contributeurs les plus en vue de l'ancien Netscape, de l'inventeur entre autres d'une des technologies majeures qui anime Internet aujourd'hui.
Alors oui, je me reconnais en Brendan Eich. J'aimerais faire un dixième aussi bien que lui. Et ceux qui l'ont fait tomber ne lui arrivent pas à la cheville. Qui va pouvoir le remplacer maintenant? Je n'en ai pas la moindre idée, mais je doute qu'il sera capable d'apporter autant à Mozilla.
Le manque d'épine dorsale de la fondation Mozilla pour soutenir l'un des leurs plus activement dans cette affaire me fait mal au coeur. Leur annonce est un vomi de bien pensance tiède.

Si la fondation Mozilla était tolérante, c'était grâce à qui?

Pour tous ceux qui aujourd'hui traitent Brendan Eich d'homophobe, j'aimerais rappeler le coté extraordinairement ouvert de Mozilla, et de Brendan Eich lui même. Qu'il ait une opinion personnelle  sur les gaies unions n'a jamais eu la moindre incidence détectable sur son comportement personnel, y compris par ses plus proches collaborateurs.
Rappelons que c'est la position normale pour un chrétien. S'il le chrétien condamne fermement l'acte homosexuel comme tout acte stérile de péché (pornographie, gloutonnerie, abus d'alcool, etc), il doit en revanche aimer d'autant plus une personne qu'elle est en difficulté, à l'exemple du Christ avec la femme adultère ou avec la Samaritaine aux cinq maris.
Brendan Eich incarnait ces valeurs. Au moins autant que d'autres, il avait fait de Mozilla un lieu d'inclusion et d'ouverture, y compris avec des personnes dont il pouvait au fond de lui réprouver le comportement.
Petite grenouille, n'oublie jamais: la vraie ouverture, c'est l'ouverture à celui qui est différent et qui ne pense pas pareil. Le vrai amour, c'est l'amour de l'autre pour ce qu'il est, pas pour ce qu'il me ressemble. Aimer celui qui est comme moi, donner la liberté de penser comme moi, ça ne teste rien de l'amour ou de la liberté.
Et de ce point de vue, les agresseurs de Brendan Eich et la fondation Mozilla ont totalement failli.

Si quelques employés râlent, doit on faire partir le CEO?

Parmi les raisons invoquées par ceux qui applaudissent le départ de Brendan Eich, il y a les tweets concertés de quelques employés. Il me semble qu'il y a comme une petite inversion là. Si tu n'es pas content de ton boss, c'est ton boss qui part? Si ces personnes avaient vraiment le courage de leurs opinions, elles auraient dû démissionner de leur poste. Mais demander à Brendan Eich de démissionner est tellement plus facile. Dommage pour eux, ils devront maintenant vivre dans une compagnie sans Brendan Eich.

La référence morale aujourd'hui: un site de rencontres

Le site OKCupid a joué un rôle important, d'un point de vue médiatique, en mettant une bannière anti-Firefox sur leur site. Bon, la bannière n'y est plus, je crois, mais je me demande si elle était écrite en utilisant JavaScript. Je soupçonne que oui, je ne vois pas vraiment d'autre façon de faire. Est-ce que OKCupid aura réalisé l'ironie?
Cette bannière est mensongère. En effet, elle affirme: "Si des gens comme Brendan Eich gagnaient, 8% des relations que nous travaillons si dur à établir seraient illégales". Il y a deux mensonges dans cette phrase. Le premier, c'est que la Proposition 8 visait à interdire le mariage homosexuel, pas la relation. J'espère que la différence est assez évidente pour les grenouilles équipées d'un cerveau… Le deuxième, c'est d'impliquer que 8% des relations sont homosexuelles, alors qu'il s'agit du pourcentage de clients de OKCupid, ce qui n'est pas la même chose (il y a un petit facteur deux au minimum, une broutille).
Mais le fait que Mozilla ait écouté OKCupid montre une inversion de valeurs flagrante. La référence morale aujourd'hui, c'est un site de rencontres dont la première question sur la première page est la préférence sexuelle…

Sans moi, au revoir Firefox

Après ces événements, j'ai du mal à utiliser Firefox ou à supporter la fondation Mozilla. Je n'utiliserai plus Firefox qu'avec circonspection. Je sais, c'est pas super comme attitude, et c'est un peu copier sur ceux qui ont appelé au boycott de Mozilla pour la raison opposée.
Mais justement, je me prends à espérer que suffisamment de monde s'éloignera de Mozilla pour qu'ils comprennent qu'il n'y a pas que les gays qui puissent être choqués, qu'il n'y a pas que les minorités qui soient capables de mettre un acte derrière une opinion en ce bas monde…

Thursday, February 20, 2014

Lettre ouverte à Madame Capdevielle

Chère Madame Capdevielle,

Dans votre lettre de la députée n°52, vous avez écrit, à propos (je vous cite) "des personnes qui ont cru utile de manifester devant la faculté au titre de la « Manif pour tous »":
La loi portant sur le mariage pour tous et l’adoption est à ce jour votée et applicable, que cela leur plaise ou non. Leur attitude irresponsable, provocatrice, fondée sur le mensonge et la provocation pue le rance et l’obscurantisme. Je plains vraiment ces enfants qui grandissent dans la haine et le mépris de l’autre. J’espère juste que la vie leur permettra de rencontrer les bonnes personnes pour sortir d’une telle éducation.

Qu'un député insulte une communauté est une faute grave

Je regrette vos insultes envers des français, dont le seul tort est de ne pas être d'accord avec vos idées, et de le manifester de façon parfaitement pacifique, sans rien casser ni brûler. Ces insultes nous rappellent une fois encore que les heures les plus sombre de notre histoire, c'est maintenant.
Avec une morgue sans précédent en France, la gauche au pouvoir se croit autorisée à ignorer des centaines de milliers de manifestants, à confisquer ou détruire de la propriété privée au seul motif qu'elle porte des messages qui déplaisent, à interdire le spectacle d'un humoriste pour "antisémitisme" (personnellement, je n'avais pas pris le spectacle "Pardon Judas" comme une insulte envers les chrétiens…), à arrêter des personnes pour port de T-shirt Manif pour Tous.
Il faut le dire haut et fort : ce sont ceux qui commettent délibérément et de façon répétée ces actes indignes et ces vraies provocations qui n'ont "pas une attitude républicaine", Madame, pas les manifestants pacifiques. Vous insultez vos opposants. Eux ne vous insultent pas. Vous n'êtes pas dans le camp du bien.
La gauche a régulièrement cédé à la tentation des attitudes totalitaires par le passé. Il serait grand temps d'y renoncer. L'insulte envers une communauté, proférée par un représentant élu, dans un document payé par nos impôts, est une grave faute. Si vous aviez osé parler de musulmans qui puent ou de juifs obscurantistes, la réaction aurait à juste titre été immédiate. Vos opposants ont droit aux mêmes égards.

L'obscurantisme est à gauche, dans la fausse science

Mais puisque vous accusez vos opposants d'obscurantisme, parlons en.
L'obscurantisme, c'est d'ignorer la science et les faits et de leur préférer une idéologie. Or la "science" utilisée pour justifier le mariage pour tous comme un progrès est en réalité une véritable imposture scientifique, basée sur des études dont la méthodologie est défectueuse et les statistiques frauduleuses. Les rapports souvent cités sont bien trop souvent écrits par des militants LGBT (cf paragraphe "Acknowledgements" du document cité par Wikipedia).
Cela n'est pas suffisant pour que la science soit mauvaise. Le vrai problème est qu'une étude comme celle de Susan Golombok, citée par le rapport précédent et amplement relayées sur des sites LGBT, porte sur moins de 175 enfants, tous de moins de 10 ans, dont 39 de parents homosexuels, et que les questions sur l'éducation de leurs enfants ont été posées… aux parents ! Vérifiez par vous même page 23 de l'article. Comme Xavier Lacroix le démontre si bien, et comme j'ai pu le vérifier par moi-même, ce genre de liberté poétique est la norme plus que l'exception parmi ces études qu'on veut nous faire passer pour scientifiques. Voici par exemple autre étude plus récente a exactement les mêmes biais (voir page 79 de l'article).
Or une autre étude réalisée par Mark Regnerus a démontré l'exact opposé de ce que les partisans du mariage gay nous assènent, à savoir que les enfants élevés par des parents homosexuels sont nettement défavorisés dans 77 critères sur 80.
Certains résultats de cette étude devraient faire réfléchir même les partisans les plus obstinés du mariage pour tous. Ainsi, les enfants élevés par des lesbiennes sont :
  • dix fois plus à avoir subi des attouchements (23% contre 2% pour les enfants de familles traditionnelles),
  • quatre fois plus nombreux à se plaindre de viols (31% contre 8%).
Cette étude a bien entendu fait polémique. Pourtant, elle porte sur 3000 personnes (15000 personnes ayant reçu le questionnaire), répondant pour eux même à l'âge adulte à un questionnaire factuel. Certains aimeraient invalider l'étude en imposant des définitions de "parent homosexuel" autres que "parent dont l'enfant dit qu'il a eu des relations homosexuelles"… ou critiquent Regnerus pour son financement (ce qui éliminerait du même coup la quasi-totalité des études LGBT).
Jusqu'à ce qu'une contre-étude (et pas une attaque médiatique) vienne contredire ces résultats, je resterai donc personnellement opposé au mariage homosexuel, et militer en sa faveur restera pour moi une marque d'obscurantisme.

Mais enfin, fermez l'école aux obsédés sexuels !

Cet obscurantisme de gauche n'est pas sans conséquences. Les militants LGBT voudraient maintenant qu'on leur ouvre les portes de l'école. Au nom de l'égalité, cela doit leur être refusé. En effet, on verrait d'un mauvais oeil en primaire un jeune homme venir expliquer sa passion pour les sites pornographiques, ou une maîtresse présentant un livre d'images sur les dix fantasmes féminins les plus fréquents. Ce sont des discussions d'adultes, et ce n'est nullement discriminatoire que de demander aux homosexuels de garder toute discussion en matière de préférence sexuelle hors de l'école.
La démarche de vouloir "rééduquer" dès l'école primaire n'est pas anodine. Comme le fait remarquer Caroline Alamachère, présenter à des enfants des livres montrant une maîtresse ou un policier qui se déshabille, c'est expliquer à l'enfant qu'il est normal qu'un adulte se déshabille devant lui, et cela risque de faire tomber des défenses séculaires contre la pédophilie.
S'il est légitime de combattre la pédophilie dans l'Église catholique, il est tout autant légitime d'interdire purement et simplement les images d'adultes nus ou la discussion d'actes sexuels en école primaire. Il sera bien temps d'enseigner la sexualité au moment de l'adolescence, quand les enfants deviennent capable de comprendre correctement de quoi il s'agit et en quoi cela les concerne.

Qui éduque ses enfants dans la haine et le mépris?

Par ailleurs, je prends particulièrement ombrage de votre phrase "Je plains vraiment ces enfants qui grandissent dans la haine et le mépris de l’autre". Ce n'est pas ainsi que j'éduque mes enfants. Il suffit de noter que les enfants de ces familles sur lesquelles vous jetez ainsi l'opprobre sont en général considérés comme bien élevés.
Compte tenu de vos relations, un peu d'humilité dans le domaine éducatif ne vous ferait pas de mal. Un fils de ministre, déjà condamné pour abus de confiance, qui dépense 700.000€ au casino et s'achète un appartement de 7M€ sans payer d'impôt sur le revenu, voilà, Madame, une vraie marque de mépris pour les gens normaux. Un autre fils de ministre qui séquestre une vieille dame pour la voler, voilà un cas où on peut parler de haine. Et cette Mme Taubira dont vous dites tant de bien dans votre lettre n°52 a un fils qui a été condamné pour vol, et qu'elle aurait cherché à protéger de la justice. Là, on peut parler d'une éducation qui a conduit à la haine, et d'un comportement parental plein de mépris. Vos conseils sur l'éducation des enfants sont donc des plus déplacés.
Et surtout, il n'y a pas de haine à oeuvrer pour le Salut de son prochain, fût il homosexuel. Pour les chrétiens, le sexe pour le seul plaisir, isolé du rôle qu'il nous permet de jouer dans la création divine, nous éloigne de Dieu. C'est vrai aussi bien de la masturbation et de la pornographie que des relations homosexuelles. Il n'y a pas de haine là dedans, mais au contraire un amour du prochain qui refuse de s'accommoder des solutions de facilité que notre société aime tellement appeler des "progrès".

Un chrétien peut avoir à refuser une loi de la république

Vous argumentez aussi, chère Madame Capdevielle, que la loi portant sur le mariage pour tous est votée et applicable. Ce faisant, vous ignorez un aspect important du magistère chrétien, qui guide nombre de vos concitoyens. Pour les chrétiens, une loi peut tout à fait être illégitime, et il est alors de son devoir de s'y opposer.
C'est pour cela que vous trouvez une opposition aussi soutenue à la loi de dénaturation du mariage, de la part de personnes qui sont d'habitude rarement dans la rue et plutôt du genre à obéir aux lois. L'obéissance à une loi légitime est un devoir, la désobéissance à une loi illégitime aussi.
Or pour le chrétien, le mariage est avant tout un sacrement, le passage à la mairie n'étant guère plus qu'une formalité administrative. Dénaturer le mariage est donc un "casus belli", comme si vous obligiez l'Église à publier les confessions sur Internet ou à ordonner prêtre des personnes mariées.
Les maires qui sont vraiment profondément chrétiens sont du reste mis dans une situation impossible par cette loi. En effet, célébrer un mariage homosexuel, c'est valider un comportement qui peut éloigner les "mariés" du Salut du Christ. Pour un maire chrétien, c'est un peu comme si vous votiez une loi lui demandant de pousser les couples sous un train.
Il existe une notion républicaine de "mise en danger de la vie d'autrui". Pour les chrétiens, on pourrait de parler par analogie de "mise en danger de la vie éternelle d'autrui". En tant que chrétien, je dois, madame, oeuvrer pour votre Salut et celui de tous mes frères, et cela passe avant la loi Taubira, "que cela vous plaise ou non" pour reprendre votre expression.

La résurrection du Christ, c'est aujourd'hui

Cela m'amène à parler du terme "rance". Pour le chrétien, le Christ est réellement ressuscité, il est vivant aujourd'hui. Je conçois bien que cela soit difficilement compréhensible si vous n'êtes pas croyante, mais mon ami Jésus n'est pas pour moi une image de carte postale ou un personnage historique. C'est une personne que je rencontre régulièrement, pas assez souvent, mais plus souvent que vous par exemple.
Pour le chrétien, la foi est tout sauf "rance". Ce n'est pas une croyance médiévale mais une présence qu'il peut et doit tester. Et lorsque cette rencontre avec Dieu s'est faite, il est difficile de faire autre chose que de témoigner du bonheur extraordinaire d'avoir un Dieu qui vient nous chercher et qui nous propose une vie éternelle dans l'Amour. Cette présence est une expérience partagée par des millions de chrétiens, et attestée par des miracles ou des guérisons qui continuent aujourd'hui.
Si vous voulez comprendre vraiment pourquoi des gens continuent à manifester leur opposition à la loi Taubira, je ne peux que vous inviter à vous convertir. C'est simple et c'est gratuit. Entrez dans une église ou recueillez vous, dites "Me voici Seigneur", et ouvrez votre coeur à Sa réponse.

Bien fraternellement dans le Christ
Christophe de Dinechin

Saturday, February 1, 2014

Queneller, c'est pas bien. Séquestrer, c'est pas grave.

On marche sur la tête en France. Il est aujourd'hui plus grave de faire un quenelle que de séquestrer quelqu'un !

La quenelle, ça mérite une sanction

Hier, des membres de la CGT ont fait une quenelle, comme le révélait Libération.
La CGT fait une quenelle. C'est grave.
La réaction de la CGT ne se fait pas attendre :
La CGT s’est dit prête à «faire toute la lumière sur les pratiques» de certains de ses représentants à Air France […] Selon le syndicat, le geste «fait référence sans ambiguïté et de façon assumée au salut nazi, à l’antisémitisme». La CGT assure qu’elle«prendra les dispositions au sein de ses organisations pour que les valeurs de liberté qu’elle porte ne soient pas détournées et pour que son image ne soit pas salie ou manipulée».

La séquestration, il n'y a rien à redire 

Bon, il faut une certaine dose d'humour de la part de la CGT pour affirmer porter des "valeurs de liberté". Parce que, il n'y a pas si longtemps, la même CGT séquestrait des cadres pour faire pression sur la direction de Goodyear :
La CGT séquestre des cadres. C'est normal.
Là, en revanche, je ne trouve nulle part trace d'une quelconque réaction de la CGT. Donc priver quelqu'un de liberté au mépris de la loi française, ça ne semble pas les choquer, à la CGT…

La gauche marche sur la tête

Lorsqu'on voit ça, on comprend mieux pourquoi #DeuxPoidsDeuxMesures est devenu un hash-tag si populaire…

Pourquoi on ne veut pas du gender (réponse à Titiou Lecoq)

Dans un article virulent sur Slate, Titiou Lecoq explique sa "colère" contre ceux qui s'opposent à la théorie du genre à l'école. Je souhaite répondre en chrétien, avec amour, mais aussi avec autant de vérité que possible.

Dialoguer, c'est écouter et essayer de comprendre l'autre

D'habitude, je suis partisane de l’idée selon laquelle pour se faire comprendre, il faut expliquer calmement et ne pas monter les gens les uns contre les autres. Mais là, basta.
Aujourd’hui, ça me saoûle.
Chère madame Lecoq, je déplore que l'idée que vous semblez vous faire du dialogue, à savoir qu'il s'agit de se faire comprendre, et pas du tout d'essayer de comprendre l'autre. Dès le début de l'article, le ton est autoritaire et méprisant, et c'est pour moi un signe que vous n'étiez pas trop guidée, ce jour là, par l'amour du prochain.
Ça me saoûle de devoir prendre des gants avec des abrutis pour ne pas les choquer dès qu’on émet une idée sortie d’ailleurs que du Moyen-Age. (Je m’excuse auprès du Moyen-Age, je sais que tu ne mérites pas l’image qu’on a de toi.)
Du reste, les insultes apparaissent très vite: "abrutis", "idée sortie du Moyen-Age", dans un processus d'intimidation intellectuelle classique. Non, madame Lecoq, ceux qui s'opposent au genre ne le font pas par bêtise ou par paresse intellectuelle, mais par conviction. Ce ne sont pas des abrutis, ni des réacs, mais ils croient en quelque chose qui leur fait prendre pleinement conscience que les idées que vous défendez si violemment sont profondément néfastes et basées sur du vent.
Là, j’en ai ras le bol.
Pour ne rien vous cacher, de nombreux opposants au gouvernement actuel ont eux aussi ras le bol des procédés autoritaires et quasi bolcheviques dont vous faites l'apologie, et qui vont de l'intimidation verbale et des insultes aux arrestations arbitraires et à la destruction et à la confiscation de propriété privée.

Révolution n'est pas progrès 

Je n’ai pas envie de prétendre que la notion de genre n’a pas été une révolution intellectuelle
Les divorces ont augmenté brutalement après 1968
Le sage se méfie des révolutions. Elle laissent souvent un goût de cendre dans la bouche. Révolution ne veut pas dire amélioration.

Ainsi, beaucoup de ces gens que vous combattez dans votre article ne voient pas la révolution des moeurs de 1968 comme un progrès, mais comme la cause première de divorces, d'avortements et d'autres drames par millions. Ce n'est pas par ignorance, mais au contraire, le résultat d'un constat d'échec de cette "révolution".
et qu’il ne faut surtout pas en tenir compte dans l’éducation de nos enfants sous prétexte qu’on doit rassurer les gens qui ont peur.
Ce n'est pas pour rassurer des gens qui ont peur. Ceux qui ont peur avancent masqué, et ceux qui avancent masqué aujourd'hui sont justement les partisans du "gender", comme vous vous en indignez dans votre article. Leurs opposants n'ont pas peur de dénoncer des idées qu'ils trouvent folles.

Se dissimuler pour mieux enfumer

Parce que Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem peuvent réexpliquer cent fois les choses avec un gros brin d’hypocrisie,
Ils ne ré-expliquent pas, ils enfument et dissimulent. Ainsi, dans Le Monde du 30 janvier 2014, dans un article appelé "L'appel au boycott qui alarme l'école" d'une mauvaise foi consternante (ne serait ce que dans l'illustration qui l'accompagne), Vincent Peillon est cité comme ayant dit devant l'Assemblée "Ce que nous faisons, ce n'est pas la théorie du genre - je la refuse".

Alors qui devons nous croire entre madame Lecoq qui dit que c'est bien la théorie du genre, ou monsieur Peillon qui dit que non non et non? L'un des deux au moins est un menteur.
je vais vous dire le fond de ma pensée: ces gens qui refusent de mettre leurs enfants à l'école ont très bien compris de quoi il s’agissait.
Mais bien sûr. Ils ont compris malgré la tentative de dissimulation qui vous met en colère. C'est justement pour cela qu'ils ne sont pas des abrutis. Eux, contrairement une trop grande majorité de français, ont déjà compris ce que vous étiez en train de faire. Et il se sont levés pour s'y opposer de façon très claire et déterminée.

Pourquoi vouloir toujours détruire et déconstruire?

Oui, les présentations dans les manuels scolaires qui disent que l’identité sexuelle ne se construit pas seulement sur le sexe biologique mais aussi selon un contexte socio-culturel, ce sont bien un apport intellectuel des gender studies.
Ce n'est pas le débat. Personne ne nie que le contexte socio-culturel a un impact sur l'identité sexuelle. Ce qui est en question, c'est le modèle que l'on souhaite présenter aux enfants.

On peut choisir de leur montrer un modèle structuré dans l'intérêt de la société (à savoir l'existence de familles stables avec des enfants).

Ou on peut leur présenter comme référent un modèle totalement déstructuré où "tout se vaut", où papa porte une robe, où un bon film pour enfants décrit une petite fille qui en embrasse une autre parce qu'elle a menti sur son identité.

Le fond du débat est là. Vos opposants considèrent vos idées comme nuisibles à la société parce qu'attaquant sa structure même. Et donc, ils ne voient pas un progrès ou une "révolution intellectuelle" dans les idées véhiculées par les gender studies. Ce qui n'en fait pas automatiquement des abrutis. Et accessoirement, les gender studies ne sont pas franchement scientifiques…

On n'a pas peur, mais on ne lâche rien…

Ces gens ont peur et ils ont raison.
Ces gens n'ont pas peur du tout. Ils se lèvent pour vous combattre, et pourtant Dieu sait qu'ils sont pacifiques. Où est la peur quand une famille retire ses enfants de l'école? C'est un signe de protestation, pas de peur.

La théorie du genre est basée sur un mensonge

Oui, on ne veut plus faire de différence de traitement entre les garçons et les filles,
Mais bien sûr que si. Montrez moi un gynécologue progressiste qui accepte les hommes, ou une banque de sperme qui accepte les femmes. Votre idéologie est basée sur la négation d'une vérité biologique qui est évidente pour tout le monde, sauf les constructivistes les plus têtus.

Pour les chrétiens, l'égalité entre homme et femmes, et plus généralement entre individus, ne repose pas sur l'indifférenciation (on traite tout le monde pareil), mais sur l'amour (on aime chacun pour ce qu'il est). On s'enrichit de la différence plutôt que d'essayer à tout prix de la nier. Si tu es noir et homosexuel, le chrétien t'aime en tant que noir et homosexuel, pas en tant que "égal à un blanc et égal à un hétérosexuel".
oui, on veut leur dire qu’ils peuvent choisir leur identité, leur sexualité et même, attention, leur sexe pour ceux qui veulent en changer.
Et là, vous leur mentez, et c'est ce qu'on vous reproche. Le sexe biologique est une réalité, et vouloir passer outre la réalité conduit à des désillusions et à de la souffrance.

Ce sera quoi, votre prochaine étape, dire aux petits qu'ils peuvent choisir d'être grands, au aveugles qu'ils peuvent choisir de voir, aux handicapés qu'ils peuvent choisir de ne plus l'être, aux anglais qu'ils peuvent rouler à gauche quand ils sont en France?

Le mensonge est source de souffrance

Gommer les différences est source de souffrance. De même qu'un handicapé a besoin d'être reconnu dans son handicap, de même un homosexuel a besoin d'être reconnu dans son homosexualité.

Cette attirance pour les personnes du même sexe est minoritaire dans la société. Le respect pour l'homosexuel, c'est d'admettre par exemple que moins de partenaires seront sensibles à ses avances et qu'il sera rejeté plus souvent. Vouloir gommer cette différence là, c'est interdire une véritable reconnaissance et une véritable acceptation des homosexuels. On n'aide pas une minorité en essayant de gommer son coté minoritaire.
Oui. J’en ai ras le bol qu’on doive s’excuser à cause de la «théorie du genre».
Qui avez vous vu s'excuser à cause de la théorie du genre? J'ai vu des gens comme M. Peillon ou Mme. Vallaud-Belkacem avancer dissimulés. Mais certainement pas s'excuser.
Qu’on doive rectifier, nuancer, dire que non ce n’est pas vraiment ce qu’on veut, faire du mot «genre» un mot interdit (dites «parité» et non «genre») que bien sûr, ce n’est pas bon pour les enfants, qu’on va respecter leurs natures essentialistes de petits garçons et petites filles. Mais merde, non.
Eh si. Pour une vaste majorité des êtres humains, un petit garçon est un petit garçon, et une petite fille est une petite fille. Vos définitions "genrées" avec leur ribambelles de déclinaisons et de variations, c'est un peu comme le livre des règles de Donjons et Dragons : ça construit un bel univers bien complexe et intellectuellement satisfaisant (d'où le terme "constructiviste"), mais cet univers n'est pas réel.

Et si vous arrêtiez de nous imposer votre vision des choses?

C’est quoi le problème dans le fond? C’est trop «idéologique»?
Non, le problème c'est que vous prétendez nous imposer d'apprendre à nos enfants que fille et garçon c'est avant tout une construction sociale. Nous, on vous dit juste que c'est faux, et qu'on ne veut pas laisser enseigner un mensonge à nos enfants. Je me battrais pareil si vous essayiez d'imposer un programme scolaire disant que la forme de la Terre est une construction sociale.
Mais l’enseignement, et plus généralement la pédagogie, sont toujours empreints d’idéologie.
Certaines idéologies ne sont pas volontairement mensongères. Certaines pédagogies se préoccupent d'abord du bien de l'enfant avant de se préoccuper de la propagation des idées des parents. Ce n'est pas le cas de l'idéologie du genre.
Ils reflètent la doxa de notre société. En ce moment, on essaye de nous faire croire qu’il existe un apprentissage «neutre», lavé de tout présupposé —l’enseignement traditionnel donc—
Non, on vous rappelle qu'il existe un enseignement traditionnel qui a été testé pendant des siècles, et dont on connaît en gros les effets. Ce n'est pas une doxa, c'est juste le fruit de l'expérience.
Sans qu'il soit lavé de tout présupposé, il est raisonnable de penser qu'il soit notablement plus neutre qu'un enseignement fruit d'élucubrations intellectuelles qui se veulent modernes, conçues pour tenir principalement compte des minorités sexuelles et à leur seul profit.
versus la théorie du genre, une serpillère facho-féministe crypto-gay.
Effectivement, les méthodes d'intimidation dont vous avez fait preuve au début de l'article sont fachisantes. Effectivement, les théories du genre sont des façons d'imposer au plus grand nombre, de façon cachée (crypto), le point de vue homosexuel (gay) et une certaine vision extrémiste du féminisme. Donc votre phrase sonne, malheureusement, assez juste.
Mais arrêtez vos conneries.
On continue dans les insultes…

Faire passer des vessies pour des lanternes

Votre enseignement traditionnel est tout aussi idéologique qu’un enseignement qui tire parti de la notion de genre.
Le constat que nous naissons homme ou femme n'est pas un postulat idéologique. On ne peut pas le mettre sur un pied d'égalité avec le postulat idéologique que toutes les formes d'orientation sexuelle se valent.
Il repose également sur des postulats idéologiques. L’école est une institution normative.
Si l'école est une institution normative, la norme ne peut pas être qu'il n'y a pas de norme, ou que toutes les normes se valent.

Un critère a prendre en compte dans ce qui est la norme, c'est le nombre. De ce point de vue, on ne peut échapper à l'observation que l'hétérosexualité est la norme et l'homosexualité la minorité. Il faut, et les chrétiens sont les premiers à le défendre, enseigner à la majorité à accepter la minorité. Mais on ne peut pas le faire en postulant que la minorité doit imposer "sa" norme à la majorité, ce que la théorie du genre tente de faire.

La méthode de la grenouille bouillie

On rassure à coup de «Non, on ne va pas habiller les petits garçons avec des robes».
Ok.
"On" ne rassure pas, "on" avance petit à petit, en espérant faire accepter les choses petit à petit. Et en face, les "abrutis" ne sont pas dupes et disent non.
Mais imaginons: si mon fils veut aller à l’école habillé en robe? (Oui, ça arrive. Il y avait eu l’histoire de ce petit garçon qui voulait porter une robe, sans être pour autant gay, et dont le père a décidé de montrer un modèle différent en sortant lui aussi en robe.)
Ma maman peut témoigner qu'étant petit, j'étais fort curieux de savoir pourquoi je n'avais pas le droit de porter des robes. Je me suis habillé en robe une ou deux fois. Je pense me souvenir pourquoi : il s'agissait d'une franche curiosité pour le sexe opposé. J'espérais, si ma mémoire est bonne (je devais avoir quatre ans), découvrir ce qu'est une fille en portant une robe. Inutile de vous dire que ça n'a pas marché, je ne suis pas devenu une fille et je ne comprends toujours pas grand chose aux femmes.

Je raconte ça pour expliquer que ce n'est pas le fait qu'un enfant porte une robe qui me choque, puisque je l'ai bien fait moi même. C'est le fait qu'on veuille en faire un modèle. Je remercie ma chère maman à la fois de m'avoir laissé porter une robe une fois ou deux, et de m'avoir expliqué ensuite que porter une robe ne faisait pas de moi une fille, et que si je voulais découvrir ce qu'était une fille, ce ne serait pas en me regardant en jupe dans le miroir que j'y arriverais.

Dans notre société, la robe est un symbole de la féminité, voire de la séduction féminine. Pourquoi empêcher, au nom de l'égalité, les petits garçons de découvrir à leur rythme ce beau mystère de l'altérité?

Le "camp du bien" donne encore des leçons de "tolérance"

Si c’est ce dont il a envie? Est-ce qu’il va être bien reçu dans votre école avec vos charmants bambins à qui vous aurez expliqué qu’un garçon en robe est un être dégénéré?
Bien sûr, les parents "abrutis" du "moyen-âge" passent leur temps à se focaliser sur l'identification des classes de dégénérés dans le reste de la société, parmi lesquelles les garçons en robe. Fin du sarcasme.

En fait non. Désolé, ma chère madame Lecoq, mais là c'est du grand n'importe chose à l'état brut. Avec tout le respect que je vous dois, votre idée, là, il n'y a rien à en faire, elle est bonne pour la poubelle…

Si ce sont mes charmants bambins, et s'ils ont écouté l'éducation chrétienne que j'ai tant bien que mal essayé de leur inculquer, ils sauront respecter le garçon en robe. Mais vous, si vous écrivez que tous les gens d'en face sont des homophobes abrutis du moyen âge, est-ce que vous ne croyez pas que vos enfants, quand ils auront le pouvoir, enverront direct ces gens d'en face rue de l'Évangile en bus de garde à vue? Ah, zut, ils le font déjà.

Tout ça pour dire que le "camp du bien" est assez mal placé pour donner des leçons de tolérance en ce moment.
Et s’il a envie de mettre du vernis à ongle simplement parce qu’il trouve ça joli, vous allez l’accueillir sans faire de remarque? Non.
Mais si. Il y a dans votre phrase un sentiment de supériorité naïf et navrant. La charité, l'amour, l'accueil du prochain, madame Lecoq, ce n'est pas vous qui les avez inventés.

Endoctriner les enfants, ce n'est pas les éduquer à la liberté

Alors arrêtez d’essayer de nous faire croire que notre école était jusqu’à présent exempte de présupposés et qu’on risque de la détruire à coup d’idéologie imposée. 
D'abord, ce n'est plus "notre" école depuis longtemps. L'éducation nationale est noyautée par une gauche assez dure et revancharde depuis bien longtemps. Les valeurs chrétiennes n'y sont plus guère présentes qu'à l'état de trace, et c'est bien dommage.

Ensuite, malgré des moyens très importants, les résultats ne sont objectivement pas enthousiasmants. La destruction a déjà bien commencé, et le risque que fait courir l'idéologie à l'éducation nationale est plus qu'établi. Relisez les récents rapports PISA.

Enfin, sans exiger une absence totale de présupposés, on peut quand même souhaiter que l'école soit orientée vers la vérité (en particulier les vérités biologiques facilement observables) et non vers le mensonge (en particulier guidé par une idéologie définie au seul bénéfice d'une minorité).

Pour voir un garçon en robe, regardez un prêtre

Mercredi, au Grand Journal, une membre de la Manif pour tous disait «mais à l’heure actuelle, à l’école, on n’empêche pas les petites filles de jouer à la voiture». Certes. Par contre, je ne parierais pas qu’un petit garçon qui veut jouer à la poupée soit aussi bien vu.
Encore une insinuation sans fondement. Les poupées des garçons sont des garçons qui s'appellent GI-Joe ou Playmobil. On m'a dit que ça se vendait.
Les filles ont gagné le droit de s’habiller en pantalon, mais les garçons n’ont pas celui de porter une jupe. Ce n’est pas idéologique, ça, peut-être?
Non, c'est une question de mode. Aujourd'hui, les femmes ne portent plus de crinoline, et je n'en fais pas tout un foin. Quand aux hommes en robe, il suffit d'entrer dans une église pour voir que les chrétiens, en tout cas, n'y sont pas opposés.

Éduquer à la sexualité, ce n'est projeter des pulsions d'adultes

Et puis, dites-moi, bordel, ça serait vraiment si horrible qu’on n’élève pas nos enfants avec comme priorité absolue la dichotomie masculin/féminin ?
Déjà, on pourrait avoir une discussion sans dire "bordel" ou "connerie" à tout bout de champ? Ensuite, qui suggère d'introduire dans l'enseignement du primaire des films comme TomBoy ou des bouquins comme "Papa porte une robe", dont le contenu dans les deux cas est éminemment centré sur les questions de sexualité? Ce serait si horrible qu'on n'élève pas nos enfants avec comme priorité absolue la discussion des problèmes d'identité sexuelle d'une petite minorité d'adultes?
Est-ce qu’on s’en porterait tellement plus mal? Ça ébranlerait vraiment trop votre belle société qui fonctionne si bien?
Ah, mais si vous proposez qu'on ne parle pas d'homosexualité et de masturbation aux enfants de six ans, je suis tout à fait d'accord avec vous! Sauf que si j'ai bien compris, ce n'est pas l'idée. Votre idée, c'est qu'on doit absolument parler de sexualité à des tous jeunes enfants, mais exclusivement pour présenter comme fondamental et central le point de vue d'environ 1% des adultes. Alors oui, on risque de s'en porter plus mal.

Homophobes? Tiens, ça faisait longtemps…

Oh mais tiens donc… Ça ne vous rappelle pas un truc cet argument des «repères de la société qu’on met à mal»? Les anti-mariages pour tous. Parce que derrière les anti-genders, ce qu’on trouve c’est une homophobie latente.
Hein? Quoi? Ah, ça y est, le vieil argument homophobique. Attention, latente l'homophobie, histoire de faire plus sournois.

Non, nous ne sommes pas homophobes. Il y a plus de violence dans vos propos, madame, qu'il n'y a jamais eu de violence contre les homosexuels chez les opposants à l'idiotie appelée "mariage pour tous". S'il y a phobie, elle est dans votre prose.

Bien sûr que les mêmes personnes s'opposent à vos diverses tentatives de remplacer des solutions millénaires et assez simples ("pour faire un enfant, papa et maman s'aiment très fort") par des solutions bricolées, ad-hoc, et fondées sur des empilements de mensonge ("pour faire un enfant, papa et papa qui s'aiment très fort téléphonent à maman et maman et maman qui s'aiment très fort aussi, mais qui connaissent à peine papa et papa. Elles vont louer à papa et papa un de leurs ventres pour quelques mois, moyennant échange hygiénique de gamètes cryo-congelés prélevés sur un des papas par un gentil nopital. Ensuite, avec un peu de chance, maman et maman (le troisième maman est parti pour devenir une papa) ne se seront pas trop attachées à l'enfant, à qui elle ne vaudra mieux pas dire qui est son maman biologique, faute de quoi l'enfante pourrait avoir pour elle un attachement totalement incompatible avec l'amour mignon qu'un enfant doit porter à ses deux papas, même s'ils se sont séparés entre temps et qu'une des papas est partie avec un maman qui était une papa avant").

Les mensonges, plus c'est gros, plus ça passe

Désolée mais oui.
Sans nous. Ou plutôt, contre nous. À notre corps défendant. On ne veut pas. On a beau vous aimer charitablement, on trouve cette idée idiote, néfaste, nuisible, et susceptible de briser menu les pauvres "familles" qui se laisseront piéger par votre "nouveau modèle sociétal et socialiste progressiste d'avant garde du futur pour tous"™.
Rappelons, à toutes fins utiles, qu’un garçon et une fille, c’est différent. Mais que d’abord, la science ne parvient pas à déterminer quel est l’ordre de l’inné et de l’acquis dans ces différences,
Re-hein? Vous dites sérieusement que la science n'arrive pas à déterminer ce qui est inné dans le sexe des enfants? Le mensonge, plus il est gros, plus ça passe… Demandez à un médecin accoucheur de vous expliquer comment il arrive à dire "fille" ou "garçon" dès la naissance, en ne se trompant pratiquement jamais. Vu votre théorie, vous devez penser que ça tient du miracle. En fait, non. Le truc, c'est qu'il regarde le sexe de l'enfant. Eh oui! Le fait d'être un garçon ou une fille, c'est inné. Incroyable, non?
et ensuite que deux invidus du même sexe sont également très différents (selon leur culture, leur milieu économique et social et leurs expériences personnelles).
En gros, votre raisonnement, c'est que puisque deux hommes peuvent être différents, un homme et une femme peuvent donc être semblables? Vous voulez que je vous explique en terme scientifiques pourquoi c'est du n'importe quoi de concours, votre argument?

Bon, je le refais lentement, avec des fruits: "Rappelons à toutes fins utile qu'une pomme et une orange, c'est différent. Mais deux pommes peuvent également être différentes". On a prouvé que la distinction pomme-orange était artificielle avec ce brillant raisonnement?

Vos preuves "scientifiques" ne sont ni preuves ni scientifiques

 Le cerveau humain n’est ni masculin, ni féminin«L’être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre.» Et c’est pas moi qui le dit mais le biologiste nobellisé François Jacob.
Nous avons là une brillante "preuve par éminente autorité citée de travers" (de travers, parce que la phrase complète dit précisément qu'il s'agit d'une incessante interaction entre les gênes et le milieu, et que comme les gênes masculins et féminins sont légèrement différents, la phrase complète tendrait plutôt à prouver le contraire de ce que madame Lecoq veut démontrer).

Cette non-preuve sert en plus à enfoncer une porte ouverte. Chez les chrétiens, la création se fait "homme et femme". Le Christ est un homme, mais le premier témoin de la résurrection est une femme. Le Christ nait d'une vierge, mais pourtant le père a toute sa place. Bref, on honore la différence et la complémentarité des deux sexes, sans prééminence d'un sexe sur l'autre.
Quant aux cours de masturbation à l’école, alors là… Je veux dire… Les bras m’en tombent. C’est un non-sens complet.
Je ne sais pas exactement ce que vous voulez dire par "non-sens complet". Ce que je constate, c'est que tout est fait en ce moment pour dénoncer la masturbation à l'école ou l'apparition de la théorie du genre comme des rumeurs. Mais remontons à la source, et on voit que ce n'est pas vraiment une rumeur, mais une crainte par rapport à des recommandations tout à fait sérieuses de l'OMS pour l'éducation en Europe (cf p. 23 par exemple) et à diverses autres initiatives.

Parler de genre à l'école, c'est sexualiser l'enseignement

On ne peut pas dire d’un côté «olala les méchants qui veulent effacer les distinctions sexuelles» (donc psychologique et intellectuelles, parce que ne vous y trompez pas, avec ces gens-là, ça va forcément de pair),
Merci pour le "ces gens là", venant de quelqu'un qui disant ne pas vouloir "monter les gens les uns contre les autres". Quant à l'innuendo sur "ça va forcément de pair", c'est juste histoire de faire de "ces gens là" des personnes cherchant à établir une hiérarchie psychologique et intellectuelle entre filles et garçons. Bien sûr, les "gens là" dont parle madame Lecoq n'existent pas, mais le lecteur inattentif pourrait ne pas s'en rendre compte.
et de l’autre nous accuser de l’exact opposé, à savoir sexualiser l’enseignement.
La contradiction n'est pas chez nous. C'est le "camp du bien" de monsieur Peillon qui sous prétexte "d'arracher l'élève à tous les déterminismes", est prêt à parler de sexe à des enfants de primaire, et ce y compris sans l'accord des parents.
C’est vous, avec votre école idéale de FILLES et de GARCONS qui sexualisez les enfants.
Séparer l'école de fille et l'écoles de garçons présentait un certain nombre d'avantages, pour la simple raison que filles et garçons n'avancent pas à la même vitesse durant leurs jeunes années. Mais l'idéologie dominante gauchiste interdit qu'on ose proférer encore une telle horreur !

Mais pour revenir au genre à l'école, la fameuse "rumeur", laissons parler les cercles du pouvoir :

Le rose pour les filles, ce n'est pas une obsession des parents

C’est vous avec votre obsession du rose, des paillettes, des palettes de maquillage versus le bleu, les grosses chaussures, le sport, qui sexualisez les enfants.
J'ai une petite fille après trois garçons. Croyez moi, ce n'est pas moi qui ai choisi de l'habiller en rose. Mes garçons n'ont jamais exprimé la moindre préférence vestimentaire, même à 15 ans. Ma fille, à 4 ans, ne mettra pas une robe dont la couleur ne lui sied pas. Allez-y, accusez moi d'avoir imprimé en elle mes propres schémas. La réalité, c'est que ma fille se comporte différemment de mes garçons. C'est vouloir refuser cette vérité qui serait idéologique et anti-scientifique.
Pas nous.
Nous, on fait l’inverse. On veut leur foutre la paix avec ces distinctions et leur dire de faire comme ils en ont vraiment envie.
Ah, mais alors "foutez leur" vraiment la paix, pour utiliser vos mots. N'amenez pas "Tomboy" et "Papa porte une robe" à l'école, n'y parlez pas de "genre" ni de "sexe". Arrêtez de vous offusquer quand les garçons se salissent dans la gadoue en faisant des jeux de guerre pendant que les filles jouent à la poupée en papotant. Arrêtez d'imposer votre modèle idéologique égalitaire et collectiviste aux enfants des autres.
(Je sais qu'on est loin des subtilités de la pensée de Judith Butler, mais ce qui gêne les anti-genders, ce sont des choses aussi simples que ça.) 
S'il y a un coté "subtil" dans ce que vous avez écrit, il m'a violemment échappé. Si vous croyez que ce qui gêne les anti-gender, c'est la liberté, vous vous trompez. Ce qui les gêne, c'est le manque de liberté, le fait d'imposer à tous l'endoctrinement par des thèses idiotes dont les conséquences pour la sociétés sont assez clairement désastreuses à certains d'entre nous.

La colère est mauvaise conseillère

J’écris sous le coup de la colère, d’une colère que j’ai réussie à contrôler quand on nous a fait chier avec les clichés sur les méchantes féministes,
Ce n'est les "anti-gender" qui font "chier avec les clichés sur les méchantes féministes", ce sont les féministes façon Femen qui se révèlent méchantes, sans aucune aide de la part des anti-gender, par exemple en se baladant seins nus dans des églises et en insultant la religion et les croyants dès qu'elles le peuvent.
quand on nous a fait chier avec les clichés sur les pédés qui allaient se marier et mettre à sac la société.
Moi, je dis juste qu'une union entre personnes du même sexe ne produira pas naturellement d'enfants. La stabilité familiale et la procréation sont les seules raisons pour la société de se mêler des unions entre individus. Donc je ne vois pas pourquoi la société mettrait sur le même plan l'union homosexuelle et le vrai mariage.

La liberté en France : deux poids et deux mesures

Du reste, pourquoi ceux qui sont partisans de laisser les enfants "faire comme ils ont vraiment envie" n'accordent pas cette même liberté de faire ce qu'ils ont envie aux maires qui ne veulent pas marier des homosexuels? La liberté de penser, apparemment, ne vaut chez eux que si elle va dans le bon sens. Sinon, on réprime.
Alors je ne dis sans doute pas les choses comme il le faudrait, de manière pédagogue.
Vous les dites surtout en proférant insultes et grossièretés, et en montrant une ignorance délibérée du point de vue de ceux que vous prétendez vouloir rééduquer (je ne dis pas "convaincre" vu que vous parlez "pédagogie")
Mais sur le sujet, je n’ai lu et entendu que des prises de paroles policées pour bien expliquer aux gens-qui-ont-peur qu’ils ont mal compris.
C'est juste de l'hypocrisie. Là dessus, on est d'accord. On n'est pas d'accord sur la cause. Cette hypocrisie, c'est juste pour empêcher ceux qui ont compris de réveiller ceux qui n'ont pas encore compris mais qui, quand on leur explique, sont plutôt contre les âneries éducatives dérivées de l'idéologie du genre.

Faire face au mépris par la raison

Non, dans le fond, ils n’ont pas mal compris.
Ca, non.
Les organisateurs de ce mouvement de «grève» pressentent bien ce qui se passe.
Oui, et ils combattent avec les moyens qui leurs restent, après que des manifestations monstre aient été ignorées, après que 700000 signatures aient été jetées à la poubelle, après que des porteurs de sweat shirt et des mamies de 70 ans aient été jetées en garde à vue, après qu'un jeune ait été mis en prison pendant deux mois sur la base de faux témoignages, et j'en passe.
Vous croyez vraiment que vous êtes dans le "camp du bien"?
Il faut arrêter de faire semblant.
Ça me rappelle l’hypocrisie de certains partisans du mariage pour tous qui disaient que ça n’avait rien à voir avec le sujet de l’homoparentalité. Mais bien sûr que si. Bien sûr que ça amène à reconnaitre le droit à tous les couples d’avoir des enfants. Et tant pis si ça vous met la rate au court-bouillon. Deal with it.
Non, on n'a pas à "deal with it". On n'a aucune raison de vous laisser faire. Vous voulez imposer vos idées en force, dans une grande tradition soviétique éprouvée? On se lève et on râle. Deal with it.
Et foutez-leur/nous la paix.
Non. Nous n'avons aucune raison de vous laisser faire. Nous avons le droit de défendre nos familles, la société que nous aimons et que vous déglinguez avec vos idées sordides.

La gauche, combien de divisions?

On peut continuer de faire semblant que tout cela n’est qu’un vaste malentendu que la prise de parole d’un ministre va suffire à régler. La réalité, c’est qu’il y a une profonde division dans la société française.
Oui. Réaliser que vous êtes facteurs de division, à parler de "vous et nous" tout le temps, est un premier pas vers la vérité. C'est un premier pas d'admettre qu'il y a dans la société des gens qui ne sont pas d'accord avec vous. Quand vous serez en plus capable de ne pas les traiter d'abrutis moyenâgeux, le dialogue deviendra possible.
Et que pour le moment, je n’ai pas franchement envie de me réconcilier avec des personnes comme Mmes Béatrice Bourges, Farida Belghoul ou M. Alain Soral. 
La gauche, en manque de solution face au chômage, a trouvé malin de se lancer dans des réformes "sociétales" toutes plus farfelues et dispensables les unes que les autres. Vous vous offensez maintenant qu'on vous résiste? Mais qui doit se réconcilier avec qui?

Vous êtes un peu à l'image de ce Clément Méric, qui a agressé un plus fort que lui, s'est malheureusement fait tuer, et que la gauche entière a ensuite présenté en victime innocente alors qu'il était habitué des bastons et retournait sa chevalière quand venait pour lui le moment de frapper. Vous voulez vous poser en victimes, alors que vous êtes les agresseurs.

La réconciliation passe par l'amour du prochain

La réconciliation, comme toujours, viendra de l'autre camp, du camp de ceux qui pardonnent du fond du coeur.

Bien fraternellement, dans l'Amour du Christ, je prie pour que votre colère s'éteigne, et je vous remercie, chère madame Lecoq, de m'avoir donné l'occasion de réfléchir encore à ces sujets délicats…

Plus d'information

Quelques sites pour mieux comprendre pourquoi le genre n'est pas une rumeur:

Saturday, January 11, 2014

La Quenelle, arme de manipulation massive

La récente affaire Dieudonné déclenchée par Manuel Valls dissimule mal le désastre ambiant.

Avec plus de 5 millions de chômeurs, le risque de troubles à l'ordre public ne se situe pas vraiment du coté d'un amuseur public négropathe (j'espère que "Dieudo" se reconnaîtra dans ce terme volontairement outrancier). Le fait que le dit amuseur ait appelé ses fans à regagner leurs pénates en chantant la Marseillaise invalide totalement la thèse du désordre public servie par le cuistre qui nous sert de sministre de l'Intérieur, puis par un conseil d'état manifestement à la botte d'une façon qu'on n'avait pas vue depuis… euh… jamais en fait. Coté désordre public, le vrai risque est ailleurs (à prononcer sur la musique des X-Files).

Donner des leçons de morale, c'est mieux quand on est exemplaire

L'action contre Dieudonné veut aussi se placer sur le terrain de la morale, en parlant d'antisémitisme. Bon, coté morale, avec un chef de l'état qui se balade en slip dans Paris (en fait, pas tout à fait, mais en scooter avec un seul garde du corps, quand même) pour aller culbuter sa N+1eme maîtresse, et qui en plus, contrairement à d'autres, se fait prendre la main dans le sac (même dans ce domaine, il est nul), et qui nous sort des arguments à base de "vie privée", on est quand même pas mal servi. Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. Ah ah, la bonne blague.

Bon, un président pris en flagrant délit d'infidélité et de mensonge par omission, ça nous change de DSK et Cahuzac, hein, coté probité et honnêteté absolue. Ah ben non, le changement c'est pas maintenant. Ou bien alors ils voulaient dire "changement de partenaire", peut-être?

Pendant que j'y pense, il ne faudrait pas ajouter une page pour les "missions" de Julie Gayet sur le site de l'Élysée, à coté de celle de Valérie Trierweiller ? Moi, je dis ça, je dis rien, mais je trouve qu'il y a de la discrimination si une concubine maîtresse individue de sexegenre féminin est mise avant les autres. Du reste, Najat Vallaud-Belkacem devrait s'intéresser de près au métier de compagne du chef de l'état. D'une part, c'est un métier trop précaire, les concubines valls à toute vitesse. Et puis je trouve qu'il n'y a pas assez d'hommes qui le font, un peu de mixité, ça serait bien. Tiens, au fait, la plainte contre Trierweiller pour détournement de fonds a été jugée irrecevable, quelle surprise! Fin de la parenthèse.

 

La "quenelle" est un geste scatologique, pas antisémite

Revenons à la quenelle. Je me considère comme lyonnais, et chez nous, la quenelle, c'est sacré. Faut pas rigoler avec ça. Alors qu'on dise qu'une quenelle, c'est un salut nazi inversé, ça m'interpelle un peu au niveau du vécu profond et intrinsèque.

Je suis donc assez content que Dieudonné porte plainte pour diffamation contre ceux qui ont employé ou popularisé l'expression "salut nazi inversé". Parce que la quenelle est soit un plat tout à fait miam, soit, dans son interprétation Dieudeonnesque, un geste scatologique. La quenelle à la Dieudonné, c'est une illustration gestuelle de "tu l'as dans le fion", dans la grande tradition des "il s'est fait enculer" ou "entuber" ou autres. Bref, la quenelle chez Dieudonné a autant à voir avec un salut nazi que les pets des chèvres en Irak avaient à voir avec des armes de destruction massive.

Vouloir interdit les grossièretés en France… Merde. Quand même.

 

Si vous pensez que Dieudonné est un antisémite, vous avez été manipulés

À qui profit le crime? Qui Dieudonné gêne-t-il vraiment? Il suffit de voir la réaction d'un Alain Finkelkraut face à Plantu pour comprendre que dans ce domaine, même des esprits brillants sont dans une à-coté-de-la-plaquitude de taille astronomique (H16 appelle ces gens là des périplaquistes, j'aime bien aussi).

Il y a dans notre société une frange de la population qui a l'intention de contrôler le discours, et par là, la pensée. Les exemples ne sont pas difficiles à trouver :

  • En France, il est interdit d'aimer Dieudonné. Ben désolé, moi j'aime bien, il a du talent dans le style "outrancier à outrance".
  • Il est interdit de mettre sur le même plan des blagues douteuses sur la Shoah (intervention du ministre de l'intérieur puis décision du conseil d'état en 17 minutes chrono) et la profanation d'églises. Sainte Odile récemment, quatre jours avant que le même ministre ne pipe un mot, soit presque exactement, quoique pas tout à fait le temps nécessaire pour exprimer un total manque d'intérêt pour le sujet.
  • Il est maintenant interdit de refuser la dénaturation du mariage (qui pour les chrétiens est un sacrement, il y a donc "sacré" dedans, sacré nom d'une pipe), mais les actes illégaux des syndicalistes, eux, méritent une amnistie.
  • Porter un sweat shirt mérite un procès verbal, bien plus grave que séquestrer des vilains patrons forcément coupables (attention au titre d'Europe 1, la CGT "fait un geste", ils sont quand même super sympas de rendre le gars en un seul morceau alors on va pas trop en demander).

Bref, il y a une frange au pouvoir qui manipule tout et tout le monde, à qui mieux mieux.Et si il n'y a pas que des juifs dedans, loin de là, les juifs n'y sont pas non plus ni sous-représentés ni les plus discrets.

C'est d'ailleurs dommage, puisqu'on les a pas mal vus à la télévision, qu'on n'ait pas beaucoup eu droit à ce fameux humour juif. Franchement, Elie Semoun faisant un sketch sur son ancien partenaire Dieudonné, ça aurait eu autrement plus de classe que Finkelkraut se bouchant les oreilles à la façon d'un gamin de cour de récréation. [Mise à jour: il l'a fait, et le texte intégral a été mis sur RTL.]

Concernant la représentation des juifs par exemple à la télévision, je n'y vois aucun complot. Je pense qu'ils sont juste super efficaces. En fait, moi qui suis chrétien, je peux citer de tête une demi-douzaine de personnalités, d'intellectuels et d'associations se disant juifs et défendant la communauté juive. J'ai beaucoup plus de mal à penser à un équivalent chrétien, non pas qu'ils n'existent pas, mais qu'on ne les voit pratiquement jamais. À mon avis, les chrétiens français sont super nuls en lobbying. Peut être qu'il y a un truc à apprendre, là, non?

Mais le vrai souci, ce qui me fait reprendre le clavier sur ce blog, c'est les conséquences de cette manipulation.

On vous installe une censure, faites gaffe

Le problème du contrôle de la pensée et de l'interdiction de parler librement n'est en rien lié au judaïsme (que je sache en tout cas), mais à l'idéologie de gauche. Celle qui a déjà fait la joie du petit peuple en Russie, en Chine, au Viet-Nam, celle qui faisait que tant de communistes français au début de la deuxième guerre mondiale ont préféré l'URSS à leur propre patrie, celle qui fait qu'aujourd'hui encore les "communistes révolutionnaires arabes" arrivent à faire voter le titre de citoyen d'honneur à un terroriste condamné.

Donc rien n'a changé à gauche. C'est cette même idéologie pourrie jusqu'à la moelle qui fait qu'en France, un ministre peut parler de censurer Internet ou un journaliste influent prendre pour modèle la censure communiste chinoise sans que personne dans leur camp ne dise quoi que ce soit. Ah pour ouvrir en grand les vannes à bêtises quand il s'agit de défendre leur camp, ils sont super bruyants. Mais quand il s'agit de s'excuser pour les âneries d'un des leurs, alors là, plus personne. Vous avez déjà vu un socialiste s'excuser, vous?

Quand la gauche a une bonne idée, c'est souvent une idée chrétienne déformée. Quand elle a une mauvaise idée, c'est le plus souvent une idée dictée par une soif de pouvoir qui semble infinie.

Et là, ça s'aggrave de plus en plus depuis que les français, suite à une grossière erreur de jugement, ont élu le plus mauvais président de la république de l'univers connu.

Pendant ce temps, en face, ils se battent entre eux. Profondément débiles!

On oublie un peu trop l'amour du prochain dans cette histoire

Bon, alors vous voulez une société multiculturelle et pluriethnique qui marche? De toutes façon, on n'a pas trop le choix: nous avons en France des gens de toutes couleurs et de toutes races et de toutes religions. Alors vous qui avez appelé ça de vos voeux, acceptez en les conséquences. Acceptez les M'Bala M'Bala et les burqah et les Valls et les apprentis nazillons et les catho traditionalistes et les transsexuels refoulés. La tolérance, c'est avec tout le monde, pas juste avec les copains et ceux qui sont d'accord avec vous.

Mais il y a une bien meilleure solution. Si vous êtes chrétiens, aimez. Débordez d'amour. Si vous considérez tel ou tel comme des ennemis, rappelez vous "Moi je dis, aimez vous ennemis". Tous ces gens black, blanc, beurs, aimez les et convertissez les au message d'amour de l'évangile. Plutôt que de parler de tolérance et de pacte républicain et de je ne sais pas quoi, parlez d'amour inconditionnel pour son prochain, y compris lorsque (ça arrive, me dit-on) il a des péchés et des faiblesses. Aimez Hollande en tant qu'homme, et par amour, dites lui que son comportement est profondément mauvais et qu'il faut qu'il se reprenne. Et s'il ne sait pas faire, qu'il démissionne, ce serait tout à son honneur. Après tout, Benoît XVI l'a fait, pourquoi pas lui?